dimanche 15 septembre 2013

PÂTISSERIE - Mes coups de cœur / La Tarte Tropézienne / L'Atelier de l’Éclair

Fine bouche salée, je craque j'apprécie aussi de temps en temps le sucré, ce qui est facile à Paname, vu le nombre de grands pâtissiers que nous avons et parmi lesquels mes coups de cœur sont :
La Pâtisserie des Rêves, the best "Saint-Honoré" du monde
Hugo&Victor, la démoniaque "sphère au caramel"
Hermé, la "plénitude" absolue du chocolat et du caramel
La Maison du Chocolat, l'indétrônable "éclair au chocolat"
Jean Paul Hévin, la finesse absolue du "Choco-Passion"
Jacques Genin, le fabuleux "millefeuille minute"
Ladurée, la gourmande "tarte passion-framboise"

J'aime en permanence découvrir de nouvelles adresses avec l'espoir de dégoter un nouveau coups de cœur. Ce qui n'a malheureusement pas été le cas lors de mes dernières déambulations où j'ai testé 2 adresses : une à retenir cependant -La Tarte Tropézienne- et une à éviter -L'Atelier de l'Eclair.

Pour les amoureux de la brioche saupoudrée de grains de sucre et garnie à la crème, good news, le créateur de "Tarte Tropézienne" a ouvert cet été une boutique à Mabillon.


Verdict : y'a pas photo, elle est tip top sa tarte avec sa brioche gourmande et sa crème onctueuse.
La Tarte Tropézienne -3 rue de Montfaucon - 75006
Vendu à partager, en individuel ou en bouchée, à partir d'1,7€.

En revanche, passez votre chemin rue Bachaumont où l'Atelier de l’Éclair a élu domicile. Cela avait pourtant l'air très appétissant



De nombreux parfum, des classiques chocolat/vanille à de la mangue/passion plus originale, me faisait de l’œil.
Verdict : une crème pâtissière moyenne et un chou totalement sec.
L'Atelier de l’Éclair - 16 rue Bachaumont - 75002
Vendu en format standard (4,9€ en moyenne) ou mini (2,9€ en moyenne).

dimanche 8 septembre 2013

SPECTACLE - Le Maxi Monster Music Show

Dans notre semaine de célibataire sans enfants, nous avons fait un saut dans le temps. Nous avons été propulsés dans un cabaret du XIXème siècle peuplé de monstres de foire grâce au Maxi Monster Music Show.


Un spectacle musical délirant menée tambour battant par Gina Trapezina la femme à barbe, entourée de l'homme fort le plus petit du monde, d'un fakir insomniaque, de l'étoile filée du Bolchoï, d'une femme tronc, de l'être aux 2 visages et d'un Ange Noir.

Tour à tour tendre, rock'n roll, et drôle, ce spectacle est totalement barré et envoûtant. 
La mise en scène au couteau est due à la chanteuse Juliette. Les costumes sont magnifiques et les artistes, car ils seraient réducteurs de dire que se sont uniquement de bons musiciens, tellement ils habitent leurs personnages, sont tous d'excellents comédiens. 
Seul regret : que le spectacle ne dure pas plus longtemps (1h20 avec le rappel). 

Verdict : à voir de toute urgence ! dernière irrévocable le 28 septembre, du mercredi au samedi soir à 21h à l'Alhambra - 21 rue Y. Toudic - 75010. 33€ ou 20€ sur BilletRéduc

dimanche 1 septembre 2013

GRANDES OCCAS - Guy Savoy

Joie et bonheur. Nous avons repris le chemin du boulot la semaine dernière avec Papad'amour .... mais en laissant les minus à la montagne avec leur maminoue (merci tout plein belle-maman) ! Nous étions donc pendant la journée au travail et le soir, c'était vacances !! Au programme : théâtre, potes, shopping et resto. Et dans cette dernière catégorie, nous nous sommes faits plaisir, très plaisir. Le summum : le menu estival de Guy Savoy. Chaque été, ce dernier propose pour quelques tables dans son restaurant triplement étoilé, de déjeuner de bonne heure (12h) ou diner tardivement (21h45) en profitant d'un menu 5 plats/5 vins au tarif préférentiel de 170€. Certes, cela reste une somme mais loin des tarifs habituels de cette maison (le premier menu est à 330€ sans les vins).
A notre arrivée, le maître d'hôtel nous explique comment va se dérouler notre soirée et une fois qu'il a fini son petit pitch, le sommelier nous sert une coupe de champagne de bienvenue (coupe en + des 5 verres de vins qui accompagnent les plats - autant dire que le taxi est nécessaire pour rentrer chez soi à la fin du repas !).

Arrive ensuite la mise en bouche : velouté de courgette, miette de radis, toast d'herbe fraîche/tartare de saumon et de bar


Le velouté est agréable, frais et le toast très très bon. Les herbes fraîches sous le tartare sont superbes, pleines de finesse et se marient parfaitement avec les 2 poissons.

Arrive alors notre entrée servie avec un très jolie vin d'Alsace (j'ai complètement oublié de noter les référence exacte des vins .... une chose est sûre, ils étaient top et se mariaient très biens aux différents plats) : déclinaison de tomates, pastèque, gelée de carotte, amande.


Esthétique parfaite, tomate of course avec beaucoup de goût, mais nous restons un peu perplexe devant cette simplicité. Et cela ne s'arrange pas avec la tarte à la tomate qui nous est proposée à côté, qui pour le coup, est encore plus simple. En faisant part de notre déception au serveur, ce dernier nous explique qu'il y a eu de grand débat avec le chef lorsqu'il leur a présenté ce plat et qu'il a été décidé de garder la tarte pour apporter un contraste chaud vs la fraîcheur de la déclinaison de tomates et du croquant (vs la pâte de la tarte). Ouai, ben, nous on dit qu'il aurait du s'abstenir.


Nous allions être sur notre fin devant cette entrée, quand notre serveur soulève la partie de notre assiette où il y avait la déclinaison de tomate pour laisser place à un gaspacho sur lequel on vient nous déposer un granité d'algue/citron.


Et là, petit moment magique. Oui ce n'est "qu'un gaspacho" mais quel gaspacho ! Notre palais se tapisse de tomates, avec un coup de peps grâce au granité et du croquant apporté par des graines de grenade. Le mélange est nickel. Voilà ce que j'appelle un plat de chef : des produits simples sublimés.

Nous poursuivons avec une araignée de mer décortiquée, perle de carotte, sabayon de crustacé au citron, accompagnée d'un verre de vin de la Loire.


Là c'est très simple, c'est une véritable tuerie. Ce plat est notre coup de cœur du menu. Le sabayon est super onctueux, les perles de carottes fondantes et très parfumées, et le mélange avec l'araignée est vraiment parfait.

Troisième plat : lieu, légumes, jus d’aïoli accompagné d'un bourgogne.


Evidemment, le poisson est cuit à la perfection. Les légumes aussi, ils fondent dans la bouche mais tout en conservant leur tenue. Et le jus d'aïoli est une merveille (merci au serveur qui nous a laissé la petite casserole en cuivre afin de nous en resservir à discrétion !! elle est repartie vide en cuisine). La encore, je dis chapo bas chef. Voilà un plat traditionnel, revisité, modernisé et sublimé. Miam, miam.

Petite pause avant d'attaquer notre 4ème plat avec une petite portion du plat signature du chef. Le fabuleux velouté d'artichaut à la truffe noir, servi avec une brioche, tiède, feuilletée aux champignons et truffes.


Seul bémol ici, la quantité ! :-) c'est tellement bon, que l'on regrette qu'il n'y en ait pas plus.

Nous poursuivons avec le canard, oignon et cassis, servi avec sa salade de pomme de terre de Noirmoutier aux abats accompagné d'un beaujolais.




Le mélange est très réussi. La viande a beaucoup de goût. Elle pourrait être déguster sans le jus (et pourtant qu'est-ce que j'aime les jus, cela fait réellement parti pour moi de la magie des plats de grands chefs), qui est délicat et lui apporte une touche de nervosité.

Nous finissons avec le chariot des desserts d'antan accompagné d'un verre de Beaumes de Venise.


On trouve sur ce chariot différentes glaces (celle au caramel au beurre salé est parfaite) et sorbets (très bon melon et thé earl grey au poivre), des riz au lait (léger et non gras), mousse au chocolat et crème aux œufs (encore plus parfaite que celle de Christian Constant dégustée ici), des cheescake, macarons au chocolat, tarte à la fraise, clafoutis aux mirabelles (une autre de mes madeleines de proust avec la crème aux œufs) et gâteau au chocolat. De quoi trouver forcement son bonheur.



Verdict : le menu estival, valable jusqu'au 14 septembre (et il y a encore quelques table, nous avons vérifié), permet de toucher les étoiles et découvrir la cuisine d'un très grand chef. 170€ le menu 5 plats / 5 vins + une coupe de champagne.
Guy Savoy - 18 rue Troyon - 75017

mardi 20 août 2013

BURGER - Le food truck du Comptoir de l'Epicerie du Père Claude

Voilà't'y pas que l'autre jour, j'ai aperçu à 2 pas de mon travail un food truck. J'adore cette nouvelle mode ....si il n'y a pas 2h de queue comme cela était le cas samedi dernier au Camion qui fume devant le MK2 Bibliothèque :-( Je me demande si je vais réussir un jour à tester les fameux burgers de Chef Kristin.
En attendant ce moment là, j'allais pouvoir essayer ceux de ce camion rouge avec son drôle de logo W.


Après une petite recherche sur mon ami Google, j'eus la surprise de découvrir que ce W était pour "Wagy Burgers Bus" car les burgers y sont fait avec du boeuf "wagyu" comme au Comptoir de l'Epicerie du Père Claude ce qui est somme tout assez logique vu que ce food truck est celui du Père Claude ! Après mon expérience assez désastreuse au Comptoir, j'ai hésité à donner une deuxième chance à ces burgers. Mais mon envie de pouvoir dire que j'avais testé ce nouveau food truck l'a emportée. Et bien m'en a pris car j'ai eu cette fois un très bon burger : pain croustillant mais absolument pas sec, viande cuite à point comme je l'avais demandé et garniture conséquente (tomate, bacon, oignon ring) le tout accompagné de frites dorées et croustillantes (à des années lumières de celles que j'avais mangé au Comptoir. C'est à n'y rien comprendre).



Verdict : un bon food truck avec un pain qui change de celui utilisé habituellement dans les burgers (il s'agit d'un pain salé croustillant et non d'un buns moelleux sucré) et des frites au top. 10€ pour le tout avec une boisson. S'armer d'un peu de patience (début août, alors qu'une bonne partie des bureaux aux alentours étaient vides, j'ai attendu 45 min avant d'être servi).
Wagy - devant le RER d'Issy Val de Seine ou sur la place de la mairie. Consulter le calendrier.

dimanche 18 août 2013

SUR LE POUCE - Les cocottes de Christian Constant

Suivant les générations, Monsieur Constant, est le chef du Ritz des années 80, celui du Crillon des années 90 ou le jury de Top Chef des années 2000. Depuis cette dernière époque, il règne aussi, gastronomiquement parlant, sur la rue Saint-Dominique où il possède 3 restaurants : de l'étoilé (Le Violon d'Ingres) à la brasserie (Le Café Constant) au spécialiste des plats cuits dans des cocottes Staub (Les Cocottes).
En sortant de l'expo de Keith Haring au MAM, c'est dans ce dernier que nous avons filé avec Papad'amour pour dîner.


Au menu, la terrine de campagne "recette de mon apprentissage"


Rien à dire. Elle est juste très bonne. On aimerait en trouver comme cela chez bon nombre de pseudo charcutiers à la place des industrielles qu'ils proposent présentées dans des terrines en terre cuite pour faire croire qu'elles sont "fait maison" (bouh, les vilains).

A suivre, le plat emblématique des Cocottes : les pommes de terres caramélisées au pied de porc.


Une véritable tuerie ! Les pommes de terres sont fondantes et la farce super goûteuse. Il faut absolument passer l'a priori que l'on peut avoir sur les pieds de cochon car cuisinés ainsi cela est par exemple plus fin qu'une bonne saucisse.

Pour finir, à chacun son dessert, la mousse au chocolat (aérienne et pourtant si intense en chocolat) pour Papad'amour et le flan aux œufs à la vanille, comme le faisait ma grand-mère, pour moi.


Verdict : un super comptoir pour découvrir ou apprécier des grands classiques de la cuisine française mitonnés à la cocotte. 10€ les entrées, de 15 (les pommes de terres farcies) à 30€ (un suprême de pigeon) pour les cocottes, 8€ les desserts. Pas de réservation. Service continu de 12h à 15h et de 18h30 à 22h30, le tout 7j/7.
Les Cocottes - 135 rue Saint-Dominique - 75007





mardi 13 août 2013

SPECTACLE - La Troupe à Palmade & Une semaine ...pas plus !

Mercredi dernier, la grisaille ayant fait un petit retour sur Paname, nous avons pris avec Papad'amour la direction du Théâtre Tristan Bernard pour assister à la représentation de L'Entreprise, pièce de La Troupe à Palmade.


Je me réjouissais de pouvoir enfin assister au spectacle de cette troupe dont j'avais entendu le plus grand bien. Il faut dire que c'est Pierre Palmade himself qui a auditionné et choisit les comédiens puis les a coaché dans l'écriture de saynètes qui sont devenues une pièce.

Après une journée de boulot bien dense, nous allions donc replonger pour 1h45 dans le monde de l'entreprise (un peu barge les parigots) mais sous le signe de l'humour et avec "une sensibilité très fraîche" et "une mise en scène au cordeau, [et une] interprétation juste et sincère" comme j'avais pu le lire dans L'avant-scène théâtre et Télérama (ça fait plus sérieux que de dire que c'est parce que j'ai vu un article dans Gala, non ?).

Nous aurions pu rire des codes et rouages de cette entreprise ....si cela n'avait pas été aussi caricatural et convenu. La standardiste pique une crise parce que sa relieuse a disparu le temps du week-end, la comptable, sorte de Véronique de Villéle (toutoutyoutou), passe son temps à parler de ces histoire de cœur imaginaire à la cafét, la responsable de la communication couche avec tout ce qui bouge et le patron de tout ce petit monde adore les combats de coq et rendre impraticable les WC.

La salle riait de bon cœur pendant que je me faisais toute petite car Papad'amour me trucidait du regard afin de savoir pourquoi je l'avais traîné voir ce vaudeville "pouetpouet, cacaprout", très moyennement bien interprété (sur les 14 comédiens, nous avons trouvé qu'il y en avait 2 de corrects plus 3 ou 4 potables), correctement mis en scène, mais sans aucun intérêt, bon jeux de mots ou situation réellement coquasse.
Nous ne sommes pas élitistes, du genre à n'aller voir que des pièces prises de tête. Nous aimons la légèreté des comédies, quand la langue y est maniée avec esprit et/ou subtilité, que nous sommes surpris et où la caricature n'est pas nécessaire pour rendre la pièce drôle. Une des dernières comédies que nous ayons vu de cette trempe et qui se joue toujours est celle de Clément Michel : Une semaine ...pas plus !

Verdict : La Troupe à Palmade est loin d'être au niveau de ce qui a pu être dit. Leur spectacle, "L'Entreprise" ne se joue plus actuellement. Passez votre chemin lors de leur prochain et en revanche, courrez voir "Une semaine ...pas plus !" une comédie moderne, très bien interprétée et où les bons jeux de mots fusent. Certaines situations sont prévisibles mais cela est vite oublié grâce aux répliques qui font mouches.
Une semaine...pas plus ! au Théâtre Michel jusqu'au 28 août. Place jusqu'à -40% sur BilletRéduc.

jeudi 1 août 2013

EXPO - HEY ! Part II

J'aime déambuler dans les musées et les galeries d'art : peintures, sculptures, mobilier, photographie, etc.,. De l'antiquité au contemporain j'adore ! (seul petit bémol, la renaissance flamande que je trouve ennuyeuse à mourir). J'aime découvrir des œuvres. Etre surprise, émue, choquée. 
Donc autant dire qu'il y a près de 2 ans quand j'ai vu que la Halle Saint Pierre proposée une exposition "conçue comme un cabinet de curiosités du XXIème siècle, [qui] se voulait être une synthèse audacieuse et bouillonnante de la scène artistique alternative" dixit Martine Lusardy commissaire de l'exposition HEY ! moderne art & pop culture, j'ai foncé et j'ai été emballée ! L'exposition était l'exact reflet de la manière dont elle l'avait présentée. On ne pouvait pas être plus explicite car si on décrivait les œuvres on l'aurait fait de manière très factuelle, "une peinture avec des têtes de morts et des cadavres" ou "des poupons dans des amphores remplis de formol coloré", ce qui n'aurait pas traduit l'intensité, l'humour, l'émotion ou encore la revendication que ces oeuvres veulent/font passer.  

En début d'année, la Halle Saint Pierre et la revue HEY ! (revue trimestrielle bilingue créé en 2010 pour faire découvrir les tendances artistiques mondiales actuelles) se sont à nouveau associés pour proposer un second volet de l'exposition.  


On reste évidement dans le même esprit que le premier volet avec un plus pour les amoureux de SF, l'Alien grandeur nature du film de Ridley Scott créée par H.R Giger, artiste qui a totalement sa place dans ce cabinet des horreurs diront certains curiosités.
Les photos sont interdites dans l'exposition (petits malins les créateurs préfèrent que l'on achète la revue où elles sont présentées !) mais je n'ai pas pu résister et j'ai rapporté 3 petits souvenirs que je partage.




Verdict : pour ceux qui sont curieux et qui ont le cœur bien accroché (attention, âme sensible s'abstenir et enfants totalement interdits), foncez ! ce second volet m'a un peu moins enthousiasmé que le premier mais il vaut tout de même le détour, surtout pour ceux n'ayant pas vu le 1er. 8€ l'entrée. En août 12h-18h - fermé le week-end.
Halle Saint Pierre- 2 rue du Ronsard - 75019