Voilà des mois, pour ne pas dire des années, que j'essaye d'aller dîner chez Frenchie. Mais en s'y prenant à la dernière minute ou seulement 2 à 3 semaines à l'avance, je me suis inlassablement entendue dire que le restaurant était complet.
Or en ce début 2016, qui disait "nouvelle année", disait "bonne résolution" et une de mes premières était de franchir les portes de ce fichu restaurant !
J'ai donc pris mon problème à l'envers. Au lieu d'attendre d'avoir une babysitter de dispo pour tenter ma chance, j'ai appelé le restaurant pour voir quand ils avaient une table de disponible et une fois le sésame obtenu, j'ai appelé tout mon carnet d'adresse pour booker une babysitter.
C'est ainsi que fin janvier, nous avons passé les portes du restaurant pour le 2ème service à 21h (le premier est à 18h30 - majoritairement des touristes anglo-saxons).
Comme cela est devenue la norme à Paname, après s'être enquis de nos éventuelles allergies, nous n'avions d'autre choix que d'attendre patiemment le défilé des 5 plats de la carte blanche du chef.
Pour nous mettre en appétit, on nous a proposé 3 mises en bouche : une rillette de poisson, un écrasé de topinambour aux épices et un scone bacon/sirop d'érable (trop trop bon !).
Passage au chose sérieuse avec notre première entrée : un tartare de veau et st-jacques, agrémenté d'endives et de parmesan. Le mélange terre-mer fonctionne parfaitement bien, au point que nous nous demandons ce que vient y faire l'endive. Certes, elle apporte du croquant mais son amertume est aussi très présente et gâche la finesse du tartare. N'étant pas intégrée dans le tartare, on l'a donc mise de côté.
Nous poursuivons avec une petite tuerie d'encornet et lentilles, rehaussé d'une rillette de soubressade (mélange de viande et poitrine de porc assaisonnée au paprika et épices). Il y a tout dans ce plat, de la douceur et des épices, du croquant et du soyeux. Qu'est-ce que c'est bon !!!
Nous passons ensuite au poisson : du rouget avec un assortiment de légumes - poireau, navet, choux de bruxelles - délicatement posé sur un bouillon d'herbe. Je ne m’appesantirais pas sur le fait que le poisson est of course très bien cuit, pour regretter qu'il n'y ait pas eu plus de bouillon aromatique qui apportait beaucoup de fraîcheur au plat.
C'est ensuite le tour de la viande avec une pintade aux escargots et sabayon de vin jaune. Les traits de sabayon sont divins alors pourquoi s'agit-il juste de traits ??? sans que la pintade baigne dans des louches de sabayon, le chef aurait juste pu nous permettre d'enrober divinement chacun de nos morceaux. Sniff, sniff.
Avant de passer au dessert, on nous propose un trou normand revisité en sorbet à la carotte/rhum/gingembre. Le mélange fonctionne très bien gustativement ainsi qu'au niveau des vertus attendues, nos estomacs sont prêts à accueillir notre dessert !
Nous finissons avec un tiramisu dont le mascarpone a été monté au siphon lui apportant une extrême légèreté. Un dessert qui clôture parfaitement ce dîner.
.
Verdict : I did it !! enfin !! souvent quand on attend trop longtemps pour aller voir un film ou lire un livre, dont tout le monde dit qu'il est génial, on est déçu. Nous ne partions pas dans cet état d'esprit car nous étions bien trop excités pour penser à cela et nous ne le sommes évidement pas au vu des plats qui nous ont été servis.
Tout était très bon avec des sauces top moumoute (qu'on aurait même aimé en voir un peu plus - au diable les calories !).
Nous nous attendions juste à un petit quelque chose en plus or la proposition de Grégory Marchand, qui a son ouverture était innovante - une cuisine de haute volée, revisitant les traditions le tout pour un tarif resserré - a été largement suivi/emprunté par bons nombres d'autres chefs chez qui nous avions déjà découvert ce principe qui nous plait et auquel nous adhérons pleinement (Saturne - notre petit chouchou qui a enfin obtenu dans le guide rouge 2016 son 1er macaron, La fourchette du printemps, Neva, Septime, ...).
Frenchie
5-6 rue du Nil - 75002
Du lundi au vendredi
Menu carte blanche 5 plats - 68€
Affichage des articles dont le libellé est PLAISIR GUSTATIF. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est PLAISIR GUSTATIF. Afficher tous les articles
dimanche 7 février 2016
mercredi 23 décembre 2015
CONTEMPORAIN - Le Servan
Comme souvent, cela faisait bien longtemps que j'avais noté qu'il fallait que l'on teste Le Servan et cette envie a été renforcée l'année dernière quand il a remporté le prix du meilleur bistrot du Fooding 2015.
Il nous aura cependant fallut encore plusieurs mois avant de pousser la porte de cette "petite bombe gastrochicool" dixit le Fooding.
Mais, en ce 4 décembre, nous y voilà !
Parmi cette carte de saison :
Nous optons pour commencer par :
- le mulet cru, blinis, crème d'oseille
- le poulpe grillé, curry, fromage blanc, pommes de terre
et poursuivons avec :
- le ris de veau, nouilles de céleri, sauce XO
- la selle d'agneau de lait, citron confit, topinambours frits, trévise
Nous sommes repus mais nos voisins ont succombé au Paris-Brest et en le voyant nous ne pouvons que faire de-même.
A peine était-il sur la table que nous nous sommes jetés dessus avant que je réalise que je ne l'avais pas pris en photo ...
Verdict : je suis totalement en phase avec le Fooding, il s'agit bien d'une "petite bombe" !
Tatiana Levha nous offre une cuisine inspirée, généreuse et totalement gourmande.
Les plats sont parfaitement équilibrés alliant à la fois douceur et peps. Chaque bouchée est comme un petit bonbon, un vrai petit plaisir.
Nous avons aussi apprécié la carte des vins, qui sort des sentiers battus et propose de partir à l'aventure de la biodynamie. Nous avons ainsi découvert un arbois blanc du Domaine de la Tournelle, vin à la fois puissant et élégant. Une très joli découverte.
Le Servan
32 rue Saint-Maur - 75011
Du lundi au vendredi - Entrée + plat + dessert : en moyenne 45€
Il nous aura cependant fallut encore plusieurs mois avant de pousser la porte de cette "petite bombe gastrochicool" dixit le Fooding.
Mais, en ce 4 décembre, nous y voilà !
Parmi cette carte de saison :
- le mulet cru, blinis, crème d'oseille
- le poulpe grillé, curry, fromage blanc, pommes de terre
et poursuivons avec :
- le ris de veau, nouilles de céleri, sauce XO
A peine était-il sur la table que nous nous sommes jetés dessus avant que je réalise que je ne l'avais pas pris en photo ...
Verdict : je suis totalement en phase avec le Fooding, il s'agit bien d'une "petite bombe" !
Tatiana Levha nous offre une cuisine inspirée, généreuse et totalement gourmande.
Les plats sont parfaitement équilibrés alliant à la fois douceur et peps. Chaque bouchée est comme un petit bonbon, un vrai petit plaisir.
Nous avons aussi apprécié la carte des vins, qui sort des sentiers battus et propose de partir à l'aventure de la biodynamie. Nous avons ainsi découvert un arbois blanc du Domaine de la Tournelle, vin à la fois puissant et élégant. Une très joli découverte.
Le Servan
32 rue Saint-Maur - 75011
Du lundi au vendredi - Entrée + plat + dessert : en moyenne 45€
mercredi 11 novembre 2015
CONTEMPORAIN - Zébulon
Dans la veine, des Richer, Coretta and co, il y a bientôt un an, un petit nouveau ouvrait à deux pas de la Comédie Française : Zébulon.
Même principe que ces compères : un cadre épuré, tendance bobo
et une carte courte qui met à l'honneur des produits de saisons.
Ce soir-là, comme nous étions accompagné avec L'Homme, nous avons pu tester plusieurs entrées (dans l'ordre des photos) : le ris de veau/maïs/foie gras - une petite tuerie -les artichauts violets/raviole/ricotta/chorizo et les courgettes/seiche/chips d'encre.
Pour les plats, nous nous sommes tous jetés sur l'agneau/caviar d'aubergine/échalotes - plat parfumé et totalement gourmand
Et pour les desserts, l'abricot/parfait glacé/tuile de sésame - énorme coup de cœur - la meringue/fraise/glace au persil et la mangue/mousse de mangue/gelée de passion.
Verdict : le chef Yannick Lahopgnou jouent avec les saveurs et les textures (tous les plats sans exception allient fondant et croquant) pour nous offrir une cuisine maîtrisée, goûteuse et gourmande.
N’hésitez pas si vous êtes dans le coin ou faites le déplacement spécialement car cela en vaut vraiment la peine !
Zébulon
10 rue de Richelieu - 75001
Tous les jours sauf dimanche - Menu entrée/plat/dessert à 45€.
Même principe que ces compères : un cadre épuré, tendance bobo
et une carte courte qui met à l'honneur des produits de saisons.
Ce soir-là, comme nous étions accompagné avec L'Homme, nous avons pu tester plusieurs entrées (dans l'ordre des photos) : le ris de veau/maïs/foie gras - une petite tuerie -les artichauts violets/raviole/ricotta/chorizo et les courgettes/seiche/chips d'encre.
Pour les plats, nous nous sommes tous jetés sur l'agneau/caviar d'aubergine/échalotes - plat parfumé et totalement gourmand
ou le cabillaud/brocoli/agrumes
Et pour les desserts, l'abricot/parfait glacé/tuile de sésame - énorme coup de cœur - la meringue/fraise/glace au persil et la mangue/mousse de mangue/gelée de passion.
Verdict : le chef Yannick Lahopgnou jouent avec les saveurs et les textures (tous les plats sans exception allient fondant et croquant) pour nous offrir une cuisine maîtrisée, goûteuse et gourmande.
N’hésitez pas si vous êtes dans le coin ou faites le déplacement spécialement car cela en vaut vraiment la peine !
Zébulon
10 rue de Richelieu - 75001
Tous les jours sauf dimanche - Menu entrée/plat/dessert à 45€.
GRANDES OCCAS - Brunch au Shangri-La
Avant de repartir pour nouveau cycle infernal une fabuleuse nouvelle année scolaire, nous nous étions octroyé avec L'Homme une parenthèse enchantée fin août.
Nous avions en mémoire le superbe moment passé au Prince de Galles et avons décidé de tester cette fois le brunch du Shangri-La.
Au programme, un cadre et des buffets somptueux :
Buffet d'entrées - saumon fumé, verrines de foie blond, de caviar d'aubergine/thon et de crudités/sauce tzatziki - et de spécialités asiatiques - maki, brochette de poulet au sésame, salade thai au bœuf, au poulet, et du tofu grillé :
Buffet de charcuteries et de fromages :
Assortiment de pains et viennoiseries :
Pour compléter ces buffets, on choisit un œuf. Pour nous ce sera, l’œuf bénédictine au saumon fumé et à la truffe noire - double péché mignon - qui est bien exécuté :
Et l’œuf parfait croustillant en fines feuilles de froment, nid de roquette truffé dont j'avais lu des éloges grandiloquents et qui s'avère être ...très décevant. Il n'y aucun assaisonnement sur la roquette qui laisse du coup toute son amertume prendre le dessus:
On poursuit en choisissant un plat à la carte.
A gauche, l'ikan curry - fricassée de lotte au curry jaune - servi avec un riz Nasi-Lemak.
Une petite merveille ! La lotte est charnue, la sauce, mamamia, j'en salive encore, rien que d'y penser et le riz Nasi-Lemak est une véritable découverte pour moi. Il est onctueux car il a cuit dans du lait de coco et est extrêmement parfumé car on y ajoute du gingembre et de la citronnelle.
A droite, le plat du jour un dos de saumon accompagné de légumes sautés au wok. Classique, bien exécuté mais manquant de saveur évidement par rapport à l'ikan-curry.
Buffet de desserts :
Verdict : si vous êtes sensibles aux adjectifs, sérénité, raffinement, opulence, délicatesse, vous êtes, comme moi, fait pour les palaces :-) Le brunch du Shangri-La n'échappe pas à cette tradition et propose une parenthèse enchanteresse.
Les buffets sont composés évidement de produits de qualité (une mention spéciale aux charcuteries dont un magret de canard fumé à tomber par terre) et de plats franco-asiatique très bien réalisés (les maki sont magnifiques et les salades thai explosent de saveurs).
Les plats chauds à choisir à la carte sont un des véritables plus de ce brunch.
Il est aussi possible de commander des pancakes, crêpes et glaces.
Je finirais cependant par un petit coup de gueulante car quand on se déleste de 92€/pers., on ne s'attend pas à devoir débourser 9€ en plus pour une demi-bouteille d'eau !!! car celle-ci n'est pas comprise dans les boissons qui inclus uniquement les boissons chaudes (thé, café, chocolat) et jus de fruit.
Le brunch du Shangri-La est à la hauteur de l'écrin dans lequel il se déroule. Je garde cependant une légère préférence pour celui du Prince de Galles que place devant.
Shangri-La
10 avenue d'Iena - 75016
Brunch tous les dimanches - 92€/per. - 38€ pour les moins de 12 ans
Nous avions en mémoire le superbe moment passé au Prince de Galles et avons décidé de tester cette fois le brunch du Shangri-La.
Au programme, un cadre et des buffets somptueux :
Buffet d'entrées - saumon fumé, verrines de foie blond, de caviar d'aubergine/thon et de crudités/sauce tzatziki - et de spécialités asiatiques - maki, brochette de poulet au sésame, salade thai au bœuf, au poulet, et du tofu grillé :
Buffet de charcuteries et de fromages :
Petit aperçu dans l'assiette :
Pour compléter ces buffets, on choisit un œuf. Pour nous ce sera, l’œuf bénédictine au saumon fumé et à la truffe noire - double péché mignon - qui est bien exécuté :
Et l’œuf parfait croustillant en fines feuilles de froment, nid de roquette truffé dont j'avais lu des éloges grandiloquents et qui s'avère être ...très décevant. Il n'y aucun assaisonnement sur la roquette qui laisse du coup toute son amertume prendre le dessus:
On poursuit en choisissant un plat à la carte.
A gauche, l'ikan curry - fricassée de lotte au curry jaune - servi avec un riz Nasi-Lemak.
Une petite merveille ! La lotte est charnue, la sauce, mamamia, j'en salive encore, rien que d'y penser et le riz Nasi-Lemak est une véritable découverte pour moi. Il est onctueux car il a cuit dans du lait de coco et est extrêmement parfumé car on y ajoute du gingembre et de la citronnelle.
A droite, le plat du jour un dos de saumon accompagné de légumes sautés au wok. Classique, bien exécuté mais manquant de saveur évidement par rapport à l'ikan-curry.
Buffet de desserts :
Gros plan dans l'assiette :
Verdict : si vous êtes sensibles aux adjectifs, sérénité, raffinement, opulence, délicatesse, vous êtes, comme moi, fait pour les palaces :-) Le brunch du Shangri-La n'échappe pas à cette tradition et propose une parenthèse enchanteresse.
Les buffets sont composés évidement de produits de qualité (une mention spéciale aux charcuteries dont un magret de canard fumé à tomber par terre) et de plats franco-asiatique très bien réalisés (les maki sont magnifiques et les salades thai explosent de saveurs).
Les plats chauds à choisir à la carte sont un des véritables plus de ce brunch.
Il est aussi possible de commander des pancakes, crêpes et glaces.
Je finirais cependant par un petit coup de gueulante car quand on se déleste de 92€/pers., on ne s'attend pas à devoir débourser 9€ en plus pour une demi-bouteille d'eau !!! car celle-ci n'est pas comprise dans les boissons qui inclus uniquement les boissons chaudes (thé, café, chocolat) et jus de fruit.
Le brunch du Shangri-La est à la hauteur de l'écrin dans lequel il se déroule. Je garde cependant une légère préférence pour celui du Prince de Galles que place devant.
Shangri-La
10 avenue d'Iena - 75016
Brunch tous les dimanches - 92€/per. - 38€ pour les moins de 12 ans
jeudi 1 octobre 2015
BISTRONOMIE - Frenchie bar à vins
Grands fans du Reuben sandwich de Frenchie to Go, nous avons enfin testé cet été le bar à vins de Grégory Marchand.
Pour avoir cette chance, il nous a fallut arriver de bonne heure car il n'est malheureusement pas possible de réserver.
Perchés sur des hauts tabourets, nous avons pris place sur une table d'hôte où nous avons partagé les plats qui arrivaient au fur et à mesure.
Un peu tête en l'air ce soir là, j'ai oublié de noter ce que nous avons goûté.....une chose est sûre nous nous sommes bâfrés avec la terrine de campagne. Pourquoi, n'en trouve-t-on pas des pareils chez tous les charcutiers ????
Nous nous sommes délectés avec la bonite aux cerises et feta - j'étais un peu septique sur le mélange mais il s'est avéré très harmonieux - le foie gras aux abricots et amandes fraîches - bon, ben, là rien d'autre à dire que "mamamia"- et les généreux gnocchis au pesto de poivron.
Nous avons pris une grande claque avec les pâtes à l'encre de seiche, octopus et chorizo - plat parfaitement équilibré - ainsi qu'avec les abats cachés sous une crème mousseuse avec des noisettes du piémont - une énorme surprise à tomber.
Vous vous demandez à quoi tout cela ressemble et bien à ça :
Verdict : débrouillez vous pour être à 19h pétante devant le bar à vins Frenchie pour avoir votre place et profiter d'une cuisine à la fois moderne et authentique, faite avec de beaux produits, et des cuissons et assaisonnements nickel.
Que demander de plus ? rien, si ce n'est de pouvoir réserver car cela éviterait de se casser le nez pour avoir une table disponible, ce qui nous était arrivé plus d'une fois avant ce soir là !
Frenchie bar à vins
5 rue du Nil - 75002
Entrée : env. 10€ - plat : entre 12 et 25€ - dessert : env. 10€
Carte des vins accessible et originale
Pour avoir cette chance, il nous a fallut arriver de bonne heure car il n'est malheureusement pas possible de réserver.
Perchés sur des hauts tabourets, nous avons pris place sur une table d'hôte où nous avons partagé les plats qui arrivaient au fur et à mesure.
Un peu tête en l'air ce soir là, j'ai oublié de noter ce que nous avons goûté.....une chose est sûre nous nous sommes bâfrés avec la terrine de campagne. Pourquoi, n'en trouve-t-on pas des pareils chez tous les charcutiers ????
Nous nous sommes délectés avec la bonite aux cerises et feta - j'étais un peu septique sur le mélange mais il s'est avéré très harmonieux - le foie gras aux abricots et amandes fraîches - bon, ben, là rien d'autre à dire que "mamamia"- et les généreux gnocchis au pesto de poivron.
Nous avons pris une grande claque avec les pâtes à l'encre de seiche, octopus et chorizo - plat parfaitement équilibré - ainsi qu'avec les abats cachés sous une crème mousseuse avec des noisettes du piémont - une énorme surprise à tomber.
Vous vous demandez à quoi tout cela ressemble et bien à ça :
Verdict : débrouillez vous pour être à 19h pétante devant le bar à vins Frenchie pour avoir votre place et profiter d'une cuisine à la fois moderne et authentique, faite avec de beaux produits, et des cuissons et assaisonnements nickel.
Que demander de plus ? rien, si ce n'est de pouvoir réserver car cela éviterait de se casser le nez pour avoir une table disponible, ce qui nous était arrivé plus d'une fois avant ce soir là !
Frenchie bar à vins
5 rue du Nil - 75002
Entrée : env. 10€ - plat : entre 12 et 25€ - dessert : env. 10€
Carte des vins accessible et originale
jeudi 3 septembre 2015
CONTEMPORAIN - Clover de Jean-François Piège
Quand on aime, on peut pardonner et laisser une 2ème chance...
Ainsi, en fin d'année dernière, nous avions été extrêmement déçus avec L'Homme du restaurantmatuvu doublement macaronné de Jean-François Piège.
Mais comme je gardais en mémoire, les extraordinaires repas que nous avions fait au Crillon, j'ai décidé de lui donner une nouvelle chance.
C'est ainsi, que mardi, en ce jour de rentrée scolaire, avant de me battre à 16h30 pour récupérer mes loustics au milieu de la foule agglutinée devant la porte de leur école, j'ai emmené ma ch'tite maman, découvrir l'univers de Mr Piège dans son restaurant "intimiste" (c'est pas moi qui le dit, c'est lui), Clover.
Au menu, ce midi là, on nous met en appétit avec de la focaccia accompagnée d'un "condiment d'une salade niçoise". La focaccia est très bonne mais le condiment n'apporte rien. J'aurais préféré la tamponner tout simplement dans une huile d'olive.
Nous débutons ensuite notre déjeuner avec un jus de tomates pressées et hareng givré. Une entrée fraîche et délicate, pleine de saveur grâce à cette crème de hareng givré à tomber par terre.
Nous poursuivons avec un magnifique paleron de boeuf Black Angus, accompagné de tempura d'aubergine ultra légères et d'une sauce totalement divine aux olives noir et citron.
Le mélange est audacieux et puissant mais qu'est-ce qu'il fonctionne bien !
Nous finissons enfin par une pêche rôtie, servie avec une glace à l'huile d'olive et la vanille, des amandes fraîches et des groseilles. C'est gourmand tout en étant léger. Parfait pour finir notre repas, d'autant plus que du lourd nous attend juste après.
En effet, si vous prenez un café, ce dernier sera accompagné par un cookie, servi chaud avec ces pépites de chocolat carrément fondantes. A se damner !
Verdict : vous l'aurez compris, je valide absolument et totalement la petite adresse de ce grand chef où l'on se lèche les babines avec une cuisine du jour contemporaine et inspirée !
Et pour ne pas gâcher son plaisir, on n'y laisse pas sa chemise ! Le menu du déjeuner est à 30€ avec possibilité de rajouter une entrée (des filets de sardines aux herbes cuits sur un pavé parisien ce mardi) et de choisir son plat (face au paleron, du thon blanc avec des haricots coco de Paimpol), faisant passer le menu à 42€.
Le soir, le chef prend le menu à 42€ du déjeuner auquel il rajoute une 3ème entrée et fait ainsi un menu à 58€. Autre possibilité, prendre la totale, soit le menu à 58€ avec le poisson + la viande, et on a alors un menu à 72€.
Reste à savoir maintenant, si je franchirai le pas, en allant tester son Grand Restaurant qui ouvre la semaine prochaine dans le 8ème et qui affiche pour ambition de lui permettre de décrocher enfin 3 macarons .... Affaire à suivre !
Clover
5 rue Perronnet - 75007
Du mardi au samedi
Ainsi, en fin d'année dernière, nous avions été extrêmement déçus avec L'Homme du restaurant
Mais comme je gardais en mémoire, les extraordinaires repas que nous avions fait au Crillon, j'ai décidé de lui donner une nouvelle chance.
C'est ainsi, que mardi, en ce jour de rentrée scolaire, avant de me battre à 16h30 pour récupérer mes loustics au milieu de la foule agglutinée devant la porte de leur école, j'ai emmené ma ch'tite maman, découvrir l'univers de Mr Piège dans son restaurant "intimiste" (c'est pas moi qui le dit, c'est lui), Clover.
Au menu, ce midi là, on nous met en appétit avec de la focaccia accompagnée d'un "condiment d'une salade niçoise". La focaccia est très bonne mais le condiment n'apporte rien. J'aurais préféré la tamponner tout simplement dans une huile d'olive.
Nous débutons ensuite notre déjeuner avec un jus de tomates pressées et hareng givré. Une entrée fraîche et délicate, pleine de saveur grâce à cette crème de hareng givré à tomber par terre.
Nous poursuivons avec un magnifique paleron de boeuf Black Angus, accompagné de tempura d'aubergine ultra légères et d'une sauce totalement divine aux olives noir et citron.
Le mélange est audacieux et puissant mais qu'est-ce qu'il fonctionne bien !
Nous finissons enfin par une pêche rôtie, servie avec une glace à l'huile d'olive et la vanille, des amandes fraîches et des groseilles. C'est gourmand tout en étant léger. Parfait pour finir notre repas, d'autant plus que du lourd nous attend juste après.
En effet, si vous prenez un café, ce dernier sera accompagné par un cookie, servi chaud avec ces pépites de chocolat carrément fondantes. A se damner !
Verdict : vous l'aurez compris, je valide absolument et totalement la petite adresse de ce grand chef où l'on se lèche les babines avec une cuisine du jour contemporaine et inspirée !
Et pour ne pas gâcher son plaisir, on n'y laisse pas sa chemise ! Le menu du déjeuner est à 30€ avec possibilité de rajouter une entrée (des filets de sardines aux herbes cuits sur un pavé parisien ce mardi) et de choisir son plat (face au paleron, du thon blanc avec des haricots coco de Paimpol), faisant passer le menu à 42€.
Le soir, le chef prend le menu à 42€ du déjeuner auquel il rajoute une 3ème entrée et fait ainsi un menu à 58€. Autre possibilité, prendre la totale, soit le menu à 58€ avec le poisson + la viande, et on a alors un menu à 72€.
Reste à savoir maintenant, si je franchirai le pas, en allant tester son Grand Restaurant qui ouvre la semaine prochaine dans le 8ème et qui affiche pour ambition de lui permettre de décrocher enfin 3 macarons .... Affaire à suivre !
Clover
5 rue Perronnet - 75007
Du mardi au samedi
lundi 25 mai 2015
GRANDES OCCAS - Jean-François Piège
Il y a quelques mois, anniversaire de couple oblige :-), nous avons avec L'Homme, franchi les portes du restaurant de Jean-François Piège, 2 macarons au Michelin.
Nous étions hyper impatients car nous n'avions pas mangé chez ce grand chef depuis qu'il avait quitté les cuisines du Crillon où nous l'avions découvert il y a quelques années de cela et où nous étions tombés in love de sa cuisine de haut vol, fantaisiste et incroyablement inventive.
Ce soir, chez Jean-François Piège, nous commençons par une série de hors d’œuvres froids et chauds:
- du quinoa croquants avec des crevettes, du sésame noir et du saté.
Emportés par notre enthousiasme, j'ai oublié de le prendre en photo... oups. C'est franchement dommage car vous auriez vu que cela n'était pas très appétissant alors que c'était très bon ! Un beau mélange de fondant et croquant, tout en finesse, et pleins de goûts.
- sur l'idée d'un fish&chips version 2014
Chouette, nous retrouvons la malice du chef comme à l'époque du Crillon avec son idée d'un plateau télé et ces carottes râpées en limonade ou encore ces cromesquis de pizza (hum...quel souvenir !!!). Nous salivons, nous salivons ...et patatra. C'est vide, insipide et cela ne rappelle franchement pas un fish&chips. Quel dommage.
- extrait de langoustine, caviar osciètre, fines feuilles croustillantes
1er mamamia, que c'est bon ! Aucune fantaisie dans ce plat, juste de beaux produits qui se marient parfaitement et subtilement bien.
- veau moelleux, croustillant, raifort, herbes sauvages, piment, citron
Bof, bof. C'est sec, froid et cela n'a franchement aucun intérêt. Même plus que cela, ça n'est pas vraiment bon.
- cresson de fontaine en bouillon, émulsion de hareng fumé
Ce bouillon en revanche est très très bon. De la douceur, de la rondeur mais aussi du peps avec le petit goût de moutarde du cresson. Très harmonieux.
- royale de foie blond et écrevisses selon Lucien Tendret
2ème mamamia ! comment une recette de 1892 peut-elle être aussi contemporaine ??? j'en aurais bien mangé un saladier entier au lieu du mini-ramequin que l'on nous a servi !
Nous passons ensuite au plat. Nous en avons choisi 2 chacun.Pour L'Homme ce sera :
- bar de ligne de Saint-Jean de Luz, légumes, curry et citron.
Belle cuisson du poisson et mélange harmonieux. Il n'y a pas de jus, le seul liant est le citron or il n'y qu'une toute petite crotte de crème de citron. Mais pourquoi ???
- chevreuil de chasse cuit sur des marrons grillés, réduction d'une poivrade
Nous avions un peu peur que le plat soit trop corsé mais il n'en est rien. Il est bien équilibré et on regrette juste qu'il n'y ait pas un peu plus de marrons car ils sont à tomber ! Nous n'avons pas l'occasion de manger souvent du chevreuil. C'était donc l'occasion mais tel qu'il était cuisiné là, cela n'en fait pas un plat wahou.
Pour ma part, ce sera :
- homard bleu cuit sur des carapaces, condiment de piment doux, foie gras sur lequel, on vient rajouter une eau de coco
C'est très bon, mais entre ma bouchée et celle que je donne à L'Homme, il n'y a plus rien dans l'assiette. Ce plat ressemble plus à une entrée qu'à un plat.
- poularde de la cour d'armoise au bouillon, parmesan, tétragones, feuille de riz, raviole, cuisses et abattis
3ème mamamia. La poularde est parfaite et le mélange avec le parmesan est vraiment wahou.
Nous poursuivons avec un bel assortiment de fromages affinés dans le sud-ouest. Servi avec une pâte de coin totalement démente.
Suivi d'un pré-dessert : persil glacé, poivre, banane.
Original, gentilé mais pas mémorable.
Et enfin nos desserts :
- reine des reinettes au four, pruneau glacé, fines dentelles croustillantes de feuilletage pour moi
Oh que c'est bon ! Croquant et douceur parfaitement maîtrisé.
-" mon blanc manger" pour L'Homme
"The" dessert signature du chef et quel dessert ! On retrouve enfin la fantaisie du chef avec cette crème qui s'écoule quand on enfonce notre cuillère.
Verdict : la magie n'a pas opéré pour nous au restaurant de Jean-François Piège. Quel dommage ...
Nous avions mis certainement trop d'espoir et de fantasme dans cette table qui présente tous les archétypes du parisianisme : une salle décorée par un architecte d'intérieur (est-ce trop demandé que d'avoir de beaux fauteuils mais dans lesquels on est confortablement installé ???), une bande son hyper hype (Costes oblige), un chef ultra-médiatisé et des assiettes ...riquiqui.
Franchement, on a vraiment eu l'impression de jouer à la dînette pendant tout le repas malgré 6 hors d’œuvres, 2 plats, du fromage, 1 pré-dessert et 1 dessert !
Si tout ce que nous avions mangé avait été sublime, nous aurions fait fi des quantités mais là, rapporté, qui plus est au prix du menu, la pilule a du mal à passer.
Restaurant Jean-François Piège
79 rue Saint-Dominique - 75007
Du lundi au vendredi - Menu avec 1 plat à 154€ et 174€ pour 2 plats lors de notre venue. Les menus ont depuis pris chacun 10€.
Carte des vins à la hauteur du parisianisme, soit avoisinant le sommet de la Tour Eiffel ! En cherchant bien, on trouve quelques bouteilles autours de 80€, mais elles sont rares !
Nous étions hyper impatients car nous n'avions pas mangé chez ce grand chef depuis qu'il avait quitté les cuisines du Crillon où nous l'avions découvert il y a quelques années de cela et où nous étions tombés in love de sa cuisine de haut vol, fantaisiste et incroyablement inventive.
Ce soir, chez Jean-François Piège, nous commençons par une série de hors d’œuvres froids et chauds:
- du quinoa croquants avec des crevettes, du sésame noir et du saté.
Emportés par notre enthousiasme, j'ai oublié de le prendre en photo... oups. C'est franchement dommage car vous auriez vu que cela n'était pas très appétissant alors que c'était très bon ! Un beau mélange de fondant et croquant, tout en finesse, et pleins de goûts.
- sur l'idée d'un fish&chips version 2014
- extrait de langoustine, caviar osciètre, fines feuilles croustillantes
1er mamamia, que c'est bon ! Aucune fantaisie dans ce plat, juste de beaux produits qui se marient parfaitement et subtilement bien.
- veau moelleux, croustillant, raifort, herbes sauvages, piment, citron
Bof, bof. C'est sec, froid et cela n'a franchement aucun intérêt. Même plus que cela, ça n'est pas vraiment bon.
- cresson de fontaine en bouillon, émulsion de hareng fumé
Ce bouillon en revanche est très très bon. De la douceur, de la rondeur mais aussi du peps avec le petit goût de moutarde du cresson. Très harmonieux.
- royale de foie blond et écrevisses selon Lucien Tendret
2ème mamamia ! comment une recette de 1892 peut-elle être aussi contemporaine ??? j'en aurais bien mangé un saladier entier au lieu du mini-ramequin que l'on nous a servi !
Nous passons ensuite au plat. Nous en avons choisi 2 chacun.Pour L'Homme ce sera :
- bar de ligne de Saint-Jean de Luz, légumes, curry et citron.
Belle cuisson du poisson et mélange harmonieux. Il n'y a pas de jus, le seul liant est le citron or il n'y qu'une toute petite crotte de crème de citron. Mais pourquoi ???
- chevreuil de chasse cuit sur des marrons grillés, réduction d'une poivrade
Nous avions un peu peur que le plat soit trop corsé mais il n'en est rien. Il est bien équilibré et on regrette juste qu'il n'y ait pas un peu plus de marrons car ils sont à tomber ! Nous n'avons pas l'occasion de manger souvent du chevreuil. C'était donc l'occasion mais tel qu'il était cuisiné là, cela n'en fait pas un plat wahou.
Pour ma part, ce sera :
- homard bleu cuit sur des carapaces, condiment de piment doux, foie gras sur lequel, on vient rajouter une eau de coco
C'est très bon, mais entre ma bouchée et celle que je donne à L'Homme, il n'y a plus rien dans l'assiette. Ce plat ressemble plus à une entrée qu'à un plat.
- poularde de la cour d'armoise au bouillon, parmesan, tétragones, feuille de riz, raviole, cuisses et abattis
3ème mamamia. La poularde est parfaite et le mélange avec le parmesan est vraiment wahou.
Nous poursuivons avec un bel assortiment de fromages affinés dans le sud-ouest. Servi avec une pâte de coin totalement démente.
Suivi d'un pré-dessert : persil glacé, poivre, banane.
Original, gentilé mais pas mémorable.
Et enfin nos desserts :
- reine des reinettes au four, pruneau glacé, fines dentelles croustillantes de feuilletage pour moi
Oh que c'est bon ! Croquant et douceur parfaitement maîtrisé.
-" mon blanc manger" pour L'Homme
"The" dessert signature du chef et quel dessert ! On retrouve enfin la fantaisie du chef avec cette crème qui s'écoule quand on enfonce notre cuillère.
Verdict : la magie n'a pas opéré pour nous au restaurant de Jean-François Piège. Quel dommage ...
Nous avions mis certainement trop d'espoir et de fantasme dans cette table qui présente tous les archétypes du parisianisme : une salle décorée par un architecte d'intérieur (est-ce trop demandé que d'avoir de beaux fauteuils mais dans lesquels on est confortablement installé ???), une bande son hyper hype (Costes oblige), un chef ultra-médiatisé et des assiettes ...riquiqui.
Franchement, on a vraiment eu l'impression de jouer à la dînette pendant tout le repas malgré 6 hors d’œuvres, 2 plats, du fromage, 1 pré-dessert et 1 dessert !
Si tout ce que nous avions mangé avait été sublime, nous aurions fait fi des quantités mais là, rapporté, qui plus est au prix du menu, la pilule a du mal à passer.
Restaurant Jean-François Piège
79 rue Saint-Dominique - 75007
Du lundi au vendredi - Menu avec 1 plat à 154€ et 174€ pour 2 plats lors de notre venue. Les menus ont depuis pris chacun 10€.
Carte des vins à la hauteur du parisianisme, soit avoisinant le sommet de la Tour Eiffel ! En cherchant bien, on trouve quelques bouteilles autours de 80€, mais elles sont rares !
Inscription à :
Articles (Atom)














































