vendredi 20 juin 2014

GRANDES OCCAS - Brunch au Prince de Galles

J'aime les petites folies, totalement irraisonnable et grâce aux 40 ans de L'Homme en ce début du mois de juin, j'avais un excellent prétexte pour m'y adonner :-)
Dimanche 8, sous la canicule qui embrasait Paris, je l'ai emmené bruncher au Prince de Galles.

Nous y avions passé un joli moment cet hiver (ici), et j'avais hâte de trouver une occasion pour tester leur brunch, car le dimanche au Prince de Galles, tout l'établissement se met au diapason de ce moment.

Entre 12h et 15h, le restaurant gastronomique, le bar et le patio de l'hôtel sont consacrés à cette parenthèse dominicale. J'emploie sciemment le terme de "parenthèse" car il s'agit bien de cela, une bulle de luxe, au sens noble du terme (accueil prévenant, cadre exceptionnel, mets raffinés), de calme et volupté où on oublie tout pendant quelques heures.

Le patio - climatisé naturellement grâce à la bâche 
Le bar
N'ayant pas voulu importuner les autres bruncheurs, j'ai pris le parti de ne pas photographier les différents buffets mais nos assiettes. Il a donc fallut que nous nous sacrifions et testions tout afin d'avoir un rendu complet de ce qui était proposé :-)
Je sais, j'ai un dévouement hors norme !

Une fois installés, un serveur est venu prendre notre commande de boisson chaude (à volonté) et quelques minutes après, mon chocolat chaud à l'ancienne (digne de celui de chez Angelina ou Ladurée) est arrivé, accompagné de billes de chocolat croustillantes et d'une crème fouettée à la vanille, magnifiquement .... crémeuse ! Belle entrée en matière.


Nous l'accompagnons d'une assiette de viennoiseries, toutes réalisées sur place par le chef pâtissier, Yann Couvreur, et son équipe : roulé à la pistache et un autre à la cannelle (croustillants et parfumés), un kouglof aux écorces d'orange (aérien et peu brioché, on est proche du vrai kouglof traditionnel mais modernisé par les écorces d'orange) et un mini kouign-amann (une tuerie ! il est léger, croustillant, et totalement et fabuleusement caramélisé pour coller aux doigts mais pas aux dents - 1er coup de cœur !).


Nous enchaînons avec un assortiment de 3 verrines : royale de foie gras à la cerise (délicat), perles du japon au saumon fumé (frais et parfumé), caviar d'artichaut au supion (original) et du saumon fumé (un vrai bon saumon fumé) que l'on accompagne d'une crème très légèrement parfumé au raifort.


Le banc de l'écaillé : huîtres, bulots, langoustines, praires, crevettes roses et pinces de crabe nous font de l’œil. Les pinces de crabes sont superbes ! Elles ont été parfaitement cuites. La chair, légèrement ferme, fond en bouche ! 2ème coup de cœur. Et les huîtres sont justes comme je les aime, charnues sans être laiteuses.


Nous poursuivons avec les plats chauds. Ce jour-là : œuf brouillé (c'est bête mais c'est bon quand c'est bien fait) et sa saucisse, pissaladière, loup avec une béarnaise, sauté d'asperges blanches et vertes, poitrine de porc confite, filet mignon de veau et mini-burger. Des produits frais, bien cuisiné. Simple et efficace.

A droite de l'assiette, notre cocktail de fruit (mangue/orange/fraise). Tout simplement divin ! Le barman crée à la demande le mélange que vous souhaitez à partir de fruits frais, murs et savoureux.
3ème coup de cœur.


Un peu de fraîcheur pour continuer avec une salade de tomates et burrata. Simplissime me direz-vous. Oui, mais quand c'est fait avec des produits de qualité, y'a pas à dire, c'est bon ! Et quand en plus on y ajoute de la charcuterie italienne, coupée à la demande extra-fine, on en demande pas plus.


Au milieu de tous les buffets traditionnels, mode oblige, un japonais s'active. Nous nous laissons tenter par des sushis à l'anguille, un maki à la crevette panée, un naka-maki et des sashimis. Et là, la claque. Le poisson est extraordinaire et le riz parfait. On se croirait dans un grand restaurant japonais. Un peu comme quand nous prenons nos bentos chez notre maître-sushi, ici. 4ème coup de cœur.


Le pays du fromage ne pouvait pas of course passer à côté d'une jolie sélection affinée.


Avant de finir par un buffet de pâtisserie à tomber : macarons, tartelettes au citron et à la fraise (toutes légères et savoureuses), choux à la vanille et pistache ( L'Homme qui n'est pas un grand fan de pâte à choux en a pourtant fait qu'une bouchée !), mousses aux chocolats et des caramels tendres qui fondent dans la bouche.



Verdict : le Prince de Galles, hôtel de luxe 5 étoiles, propose un brunch prestigieux, digne de son écrin.
Des mets, frais et de qualité, magnifiques pour certains, une grande diversité, un cadre raffiné et un personnel aux petits soins permettent de passer un moment hors du temps.
Petit retour sur terre avec le coût de cette parenthèse, compter 103€/personne. Mais franchement, cela les vaut !

Brunch du Prince de Galles
Tous les dimanche de 12H à 15H
33 avenue George V - 75008

jeudi 12 juin 2014

EXPO - Star Wars Identités

Calme plat sur le blog depuis un mois, en total opposition avec ce qui a animé mes journées et fait que j'ai "quarante douze mille" posts - oui, je sais, ça fait beaucoup, et non, je ne suis pas de Marseille- à écrire pour vous faire partager toutes ces découvertes !

Une des toutes dernières, date de samedi dernier. Pendant que 90% des panamiens prenaient la poudre d'escampette pour profiter des premiers rayons de soleil et du week-end prolongé, avec Papad'amour , oups, Papad'amour a fait une petite crise et a décrété qu'il ne souhaitait plus être mentionné sur ce blog si il l'était avec ce surnom. Car voyez-vous, il s'avère que vous êtes quelques-uns tout de même à le suivre - le blog hein, pas Papad'amour - et soit-disant qu'il en va de sa crédibilité - à Papad'amour, pas au blog. Vous me suivez ? :-)
Bref, Papad'amour reste et restera toujours le Papad'amour de ces enfants mais il va dorénavant reprendre la place qu'il occupe auprès de moi. Nous avons donc avec L'Homme pris la direction de ...Saint-Denis - pas de la réunion malheureusement, mais celui en Seine-Saint-Denis. Ça fait moins rêver tout de suite, hein ?

Et pourtant, il y a jusqu'au 30 juin une très bonne raison de passer le périph : l'exposition Star Wars Identités à la Cité du Cinéma.




Au programme des costumes, des maquettes et des dessins pour patienter jusqu'à la sortie du 7ème épisode de la saga prévu le 18 décembre ...2015 !












Pour compléter cette plongée nostalgique, des petits modules sur le bagage génétique et ces conséquences, jalonnent le parcours. J'avoue que j'ai trouvé cela un peu superflu à moins que cela ne soit la caution intellectuelle de l'exposition pour déculpabiliser les parents qui ont emmené leurs enfants et qui peuvent ainsi se rassurer en se disant que leurs chères têtes blondes auront au moins appris quelque chose d'intelligent ? :-)

Enfin, clou de cette exposition, la quête interactive identitaire qui est proposée.
Au début de l'exposition, on vous donne un bracelet, vous permettant au fur et à mesure du parcours, de se constituer une identité en répondant à des questions via des bornes tactiles.



Ce qui permet de finir l'exposition en voyant sur un écran géant son personnage et de se faire envoyer par email son profil psychologique.



Les avis sont très partagés sur cette animation interactive. Certains trouvent qu'il s'agit d'un gadget pour essayer de faire oublier le manque d'objets originaux de la saga et les autres, qui se prennent au jeu, ont ainsi l'impression de faire un peu partie de l'Empire galactique. Devinez à quelle catégorie j'appartiens ! :-)


Verdict : une super exposition pour les novices et ceux qui aiment la saga. On passe, entre 1h30 et 2h, à découvrir des dessins (essais de personnages, décor, ambiance), des costumes (tout le monde ne peut pas prétendre avoir vu de ces yeux vu Chewbacca ! alors que moi, oui, dorénavant, et j'en suis fière !), des objets et on a vraiment l'impression de faire partie de la saga quand on se crée son personnage.

J’émets un petit doute pour les fans absolus car l'expo manque de secrets de tournages et d'anecdotes à pouvoir se mettre sous la dent.

Que demander de plus en dehors de cela ? que le prix soit plus raisonnable !!! car là, le bas blesse et pas qu'un peu. Il faut déjà prendre son passeport pour passer le périph et se rendre en banlieue (j'aime bien faire ma parisienne intra-muros hautaine et désagréable !) mais en plus, il faut vider son livret A avant car il vous en coûtera 22€ pour rentrer dans l'univers de George Lucas (17€ pour les moins de 14 ans) et 5€ pour garer votre voiture. Comme le disait un petit garçon dans une publicité il y a quelques années "tu pousses le bouchon un peu trop loin ...Luc".

Star Wars Identités à la Cité du cinéma
20 rue Ampère - 93200 Saint-Denis
Tous les jours jusqu'au 30 juin :
- de 10h30 à 18h00 du lundi au vendedi, nocturne les vendredis dernier départ à 19h30,
- de 10h00 à 18h30 les samedis,
- de 09h30 à 18h00 les dimanches.

mercredi 7 mai 2014

ACTIVITE - Les Dimanches au Galop

Si vous êtes sur Paname ce week-end et que vous ne savez pas quoi faire avec vos minus, courrez dimanche à l'hippodrome de Longchamp pour la dernière date des Dimanches au Galop.

Nous avons traîné emmené les nôtres le week-end dernier à Auteuil, et après quelques remarques septiques, leur verdict est tombé : "c'est super".


Au programme :

1/des course hippiques, original non, pour un hippodrome !
C'est sur ce point qu'ils était totalement septiques mais après leur avoir fait choisir un cheval, parmi des noms tous plus rigolos les uns que les autres (Rose d'amour, Nuage, Plumeur, etc.) et des casaques pleines de couleurs et de formes ("moi, je prends celui avec des étoiles" dixit Pimprenelle et "moi, je prends le super-man" dixit Loulou rapport à une casaque bleu, rouge et jaune), on les avait ferré.

On a plus eu qu'à leur dire qu'ils devaient crier le plus fort possible le numéro de leur cheval pour l'encourager et c'était gagné (ceci, sans avoir à dépenser le moindre euro !).

C'était très impressionnant de les voir pris au jeu en train d'hurler (ben, oui, on leur avait donné l'autorisation alors ils se sont bien lâchés) pour soutenir leur canasson.


2/ un "spectacle" (euh, moi quand ça dure 10 minutes, j'appelle ça une "démonstration") de vol de rapaces

3/ pleins d'animations pour les minus


dont ce qui a particulièrement plu aux nôtres : 

- un simulateur de course de cheval : on entre dans un container dans lequel il y a des écrans placés en triptyque incurvés et sur lesquels est projeté une course hippique filmée depuis le cavalier. On vit alors, pendant 1 minute 30, une course "de l'intérieur", comme si on la faisait nous-même. 


- un petit tour à poney (une boucle de quelques mètres). A noter : les charlottes fournies afin de mettre le casque de manière hygiénique 


- des devinettes (sonores, visuelles, quizz, etc.) sur le monde hippique : 




- un carrousel ( à Longchamp, il y a en plus une grande roue !)


- un parcours de vitesse où l'enfant franchit des obstacles et qui le chronomètre


4/ des mascottes avec lesquelles les enfants peuvent se faire prendre en photo


5/ et enfin pleins de stand de nourriture (payant) avec des crêpes, glaces, barbapapa, bonbons, etc.




Verdict : voilà une façon originale et sympathique de passer son dimanche en famille et faire plaisir aussi bien aux grands (Papad'amour, lui, a misé quelques euros pendant les courses :-) ) qu'aux petits (à partir de 3 ans et jusqu'à une dizaine d'années).

Bon, évidement, nous n'étions pas les seuls à avoir eu cette idée. Il y avait du monde mais de manière raisonnable.

Les activités proposées sont ludiques et/ou pédagogiques et toutes bien faites. Celle pour laquelle nous avons le plus attendu (20 min) était, of course, le tour de poney.

Mais comme nous alternions les activités et les courses hippiques, les enfants n'ont pas du tout eu l'impression de passer leur temps à attendre (à l'inverse, par exemple, de chez la souris américaine, si vous voyez ce que je veux dire !).

Bref, nous (parents et enfants) conseillons cette sortie !

Les Dimanches au Galop
Plus qu'une date : le 11 mai à Longchamp
5€ - pour les plus de 12 ans
de 12h à 18h

lundi 5 mai 2014

PÂTISSERIE - L'Éclair de Génie de Christophe Adam

Lors d'une déambulation dominicale dans le Marais, je suis tombée sur la boutique de Christophe Adam. Des mois et des mois que je veux tester les éclairs de ce chef pâtissier que l'on ne présente plus (chef pâtissier du Crillon dans les années 90 puis de l'honorable maison Fauchon dans les années 2000) et voilà que j'avais totalement oublié que le sésame était dans le coin (oui, je suis une vraie blonde !).

Heureusement qu'il y avait un attroupement et que ma curiosité m'a poussée à aller voir quelle boutique méritait un tel succès.


Une fois passé le "bon sang mais c'est bien sûr", je me lèche les babines d'avance et j'attends patiemment mon tour car avec 10 parfums au choix les gourmands demandent moult explications et prennent un peu de temps pour faire leur choix entre les chocolat grand cru, caramel au beurre salé, pistache/framboise et autre vanille/noix de pécan.


Mon choix est pour ma part vite fait et se porte sur le duo passion/framboise. Rapport à mon fanatisme pour ce mélange que j'adore tout particulièrement dans la tarte de la maison Ladurée (cf mes coups de cœurs sucrés).


La pâte à choux est moelleuse et bien présente tout en étant aérienne. Très réussie. 
Et la crème... mamamia, qu'est-ce qu'elle est bonne ! parfumée et légère. Un vrai régal. 
Seul bémol, les framboises et leur acidité se font trop discrètes à mon goût. J'aime quand cela pulse et là, on a dessert "uniquement" sucré et gourmand. 

La boutique recèle d'autre merveille : pâtes à tartiner aromatisées et bonbons aux chocolats que je n'ai pas pris le temps de goûter et qui mériteront une autre visite d'ici peu de temps ! 


Verdict : les éclairs de Christophe Adam font bien partis des meilleurs de Paname. Et en plus, avec un choix de 10 parfums, tous les gourmands et gourmets devraient s'y retrouver !

L’Éclair de Génie
14 rue Pavée - 75004 - du lundi au vendredi de 11h à 19h et le week-end de 10h à 19h30
53 rue de Passy - 75016 - Galerie du Passy Plazza - du lundi au samedi de 10h à 19h30
Éclair : entre 5 et 6.5€
Bonbons : 95€/kg
Pâtes à tartiner : 5,5 à 8€

samedi 3 mai 2014

CONTEMPORAIN - Neva

Après 38 mails et une première date trouvée puis annulée, 4 fines bouches, ayant réussi à dégoter des babysitter pour garder leurs minus respectifs :-), se retrouvent autour d'une belle table moderne : Neva. 

Malgré un choix entre 5 entrées et tout autant de plats et de desserts, nous choisissons les mêmes choses à chaque fois. On est pas amis pour rien ! Je ne pourrais donc vous montrer que 2 des entrées, idem pour les plats et desserts. 

A l'attaque ! 

Pour commencer : tartare de veau et couteaux, écume d'une marinière, bouillon à la feuille d'avocat. 
Le mélange du veau cru et des couteaux fonctionnent parfaitement et le tout est relevé par le bouillon très parfumé.  



Autre entrée : poulpe à la plancha, crozets comme un risotto, écume de parmesan.
TRÈS gros coup de cœur pour ce plat plein de saveur où les crozets, crémeux à souhait, fondent en bouche tout comme les poulpes.


Nous poursuivons avec les plats.
Choix des femmes : volaille tendre et croustillante, déclinaison de carottes, poudre de cumin, sauce suprême. Alors, comment vous dire ..... de la volaille goûteuse et tendre à ce point c'est du grand art ! Quelle cuisson magnifique ! Seul petit bémol sur le plat, la déclinaison de carottes qui est trop gentillette. On aurait aimé des légumes gourmands et travaillés pour faire un plat grandiose.


Choix des hommes : ris de veau crousti-fondant, céleri rôti au cidre, pommes Granny Smith, jus de viande. Il s'agit du plat signature de la chef et quel plat ! Là aussi, elle fait la démonstration de sa parfaite maîtrise des cuisson. Le ris de veau est sublime. Le jus de viande qui l'accompagne est puissant et le tout fonctionne merveilleusement bien avec les légumes.


Place au dessert avec les bananes, caramel fleur de sel, cacahuètes, crème glacée. Que c'est gourmand comme dirait le chef Lignac dans Top Chef. Un vrai bon dessert, moelleux, qui fond et qui craque.


Pour l'autre choix, il s'agira du dessert signature du chef pâtissier : la sphère déstructurée au chocolat pur origine, façon poire Belle Hélène. Mamamia que c'est bon ! Il n'y a rien d'autre à rajouter. 


Verdict : il faut en vouloir un peu pour aller au fin fond de ce bout du 8ème arrondissement mais la cuisine de Beatriz Gonzales et les desserts de Yannick Tranchant méritent absolument le détour. Des beaux produits, des magnifiques cuissons et beaucoup de gourmandises, le tout dans un menu d'un rapport qualité/prix superbe. 

Neva
2 rue de Berne - 75008
Fermé le dimanche. 
Menu à 37€ (+5€ pour le ris de veau et 3,5€ pour la sphère)