Après les food trucks, nouveau venu dans la street food en début d'année : le kiosque. Et pas n'importe lequel, puisqu'il s'agit de celui d'Alain Ducasse et Christophe Michalak. Le chef du Plazza Athénée et son chef pâtissier se sont associés pour mettre à l'honneur les choux, sucrés et salés.
Et of course, je me suis sentie obligée d'aller les tester :-)
Les choux sont cuits sur place pour être parfaitement croustillants et pour les sucrés, généreusement garnis à la minute avec une superbe crème onctueuse au chocolat (légère tuerie !), au caramel au beurre salé (très équilibré), à la vanille (intense), au café (corsé) ou aux agrumes (légère déception car manquant d'acidité à mon goût).
Coté salé, les gougères sont relevés au poivre, au piment d'Espelette et curry et au piment d'Espelette et cumin. Les épices apportent un coup de pep's aux gougères très intéressant...mais quel dommage qu'elles soient si sèches ! TRES grosse déception.
Verdict : entre les gougères sèches (7€ les 9) et les choux sucrés certes bons - que ce soit le choux en lui-même ou la crème qui les garnie - mais qui sont vendus à 9€ les 5 pour être engloutis en une bouchée, cela ne mérite pas le déplacement.
Le Kiosque Choux d'Enfer
A l'intersection de la rue Jean Rey et du Quai Branly (sur le Quai menant du métro Bir-Hakeim à la Tour Eiffel) - 75015
7j/7 - de 9h à 20H30
dimanche 27 avril 2014
dimanche 13 avril 2014
SPECTACLE - Kheiron dans Libre Education
Vite, vite, vite, courez à l'Alhambra car il ne reste que 8 représentations de Kheiron or c'est un des meilleurs anti-dépresseur que j'ai vu depuis un petit moment !
Âme sensible, en revanche, s'abstenir.
Dès les premières minutes, Kheiron prévient, il adore la contradiction de l'intellect et du corps que produit son spectacle. En clair, vous allez être pris en flagrant délit de rire sur des jeux de mot concernant les juifs, les arabes, les obèses, le viol, l'inceste, etc.
Tous les sujets les plus irrévérencieux y passent, et, en effet, on rit. On rit même beaucoup, tout le temps en fait. Il nous ferre au début de son spectacle et c'est parti pour 1h30 à 2h non stop (la durée du spectacle varie suivant les interactions avec le public, nous, on a eu de la chance, la salle était remplie de cas sociaux donc il a pu s'en donner à coeur joie pendant 2h !).
Verdict : Kheiron fait une grande démonstration de stand-up. C'est un fabuleux anti-dépresseur ...totalement trash mais qui fait un bien fou.
Kheiron - Libre éduction à L'Alhambra jusqu'au 26 avril.
21, rue Y. Toudic - 75010
Tarif unique à 29€ - réduction possible sur BilletRéduc
Âme sensible, en revanche, s'abstenir.
Dès les premières minutes, Kheiron prévient, il adore la contradiction de l'intellect et du corps que produit son spectacle. En clair, vous allez être pris en flagrant délit de rire sur des jeux de mot concernant les juifs, les arabes, les obèses, le viol, l'inceste, etc.
Tous les sujets les plus irrévérencieux y passent, et, en effet, on rit. On rit même beaucoup, tout le temps en fait. Il nous ferre au début de son spectacle et c'est parti pour 1h30 à 2h non stop (la durée du spectacle varie suivant les interactions avec le public, nous, on a eu de la chance, la salle était remplie de cas sociaux donc il a pu s'en donner à coeur joie pendant 2h !).
Verdict : Kheiron fait une grande démonstration de stand-up. C'est un fabuleux anti-dépresseur ...totalement trash mais qui fait un bien fou.
Kheiron - Libre éduction à L'Alhambra jusqu'au 26 avril.
21, rue Y. Toudic - 75010
Tarif unique à 29€ - réduction possible sur BilletRéduc
vendredi 14 mars 2014
GRANDES OCCAS - La Scène
Fin novembre, c'est notre anniversaire d'amoureux avec Papad'amour. Malheureusement, l'année dernière, entre la course aux achats de noël, et les nombreuses festivités organisées pour les minus, je n'avais pas pu caser un dîner en tête en tête pour l'occasion.
Pourtant, j'avais repéré depuis un petit moment le resto, La Scène (restaurant du Prince de Galles), et il fallait y aller sans tarder avant que les tarifs n'augmentent car de nombreux bruits prédisaient qu'un premier macaron viendrait récompenser le talent du chef Stéphanie Le Quellec (gagnante de Top Chef 2011).
Grâce auxlargage vacances des minus, voilà, qui allait être réparé :-)
Mardi 18 février, nous avons donc pénétré dans ce 5 étoiles intimiste pour prendre place dans la majestueuse salle du restaurant.
Nous avons hâte...mais déchantons vite. Le chef n'a pas attendu le verdict du célèbre guide rouge pour augmenter ses tarifs :-( Le menu en 4 services est passé de 125€ à 155€ et celui en 6 services de 165€ à 195€. Nous optons pour le 4 services.
Point à souligner : le choix à la carte pour ce menu en 4 plats (menu unique imposé pour celui en 6 plats). On nous laisse en effet la possibilité de choisir nos 4 plats dans la carte et ceci comme bon nous semble. Les menus uniques ne me dérangent nullement mais j'avoue qu'il est aussi fort agréable de pouvoir jeter son dévolu sur les mets qui nous donnent envie ou nous intriguent.
Notre choix fait, on nous apporte les mises en bouches. Elles sont fades visuellement au point que j'en oublie de les prendre en photo. Et au final, elles le sont aussi gustativement.
Papad'amour commence à mettre en doute mon choix ...heureusement, le repas va ensuite largement le faire changer d'avis.
Il commence avec un foie gras de canard des landes, poché tout doux, écaille de navet, bouillon de crevettes grises. Le bouillon est très concentré. On a l'impression de manger des petites crevettes grises, sans le désagrément d'avoir eu à les décortiquer ! Et le foie gras est tout en finesse grâce à sa cuisson pochée, avec un coup de pep's apporté par les écailles de navet. Miam.
Pour moi, c'est le homard bleu légèrement fumé, jus de presse aux tanins, mille-feuille de blettes et moelle, en 2 services. Ce crustacé est mon péché mignon (oui, j'aime faire ma snob !). Et c'est peut-être ce qui explique que j'ai été aussi déçue (seul bémol heureusement de ce menu).
Rien à dire sur la qualité et cuisson du homard, ferme sans être élastique, mais en revanche, qu'est-ce que je m'ennuie en le dégustant. Il n'y a pas de plaisir. C'est plat.
Papad'amour poursuit avec un turbot, coquillages, et légumes d'une soupe au pistou sur une feuille de lasagne. Nous sommes intrigués par ce mélange de noblesse et terroir. Et cela fonctionne très bien ! C'est original et harmonieux.
Pour mon 2ème plat, j'ai choisi le veau de lait, compression d'épinard, agnolotti, truffe noir. Wah, wah, wah ! quelle explosion. Le veau est goutteux et tendre, les agnolotti fondent en bouche et le tout est relevé par le mélange d'un jus qui déchire et la truffe. Gros coup de cœur.
3ème plat pour Papad'amour : le ris d'agneau, croûte pistache, citron doux, panais. C'est bon mais un peu trop original et puissant à son goût. Moi, je trouve ça à tomber. On a rarement l'habitude de manger des ris d'agneau et associés à la pistache et au citron, notre palet en prend un coup. Un voyage gustatif. Une vraie découverte.
Pour moi, ce sera le pigeon des costières pressé, foie gras, truffe noire, épices douces, tajines de légumes. Une alliance classique (pigeon/foie gras/truffe) twestée par des épices orientales. Mariage original et qui fonctionne très bien. Papad'amour trouve lui que c'est carrément "wah, wah, wah ! "
Avant de passer au dessert, on nous amène une fraîcheur de pêche. Gentille transition qui permet de préparer notre palet au dessert.
Pour ce 4ème plat, nous nous laissons tenter par le cinq feuilles, crème onctueuse vanille. Le montage se fait à la minute avec des feuilles de kouign-amann légère et craquante, et une crème onctueuse réalisée avec une gousse de vanille que l'on nous a préalablement fait choisir entre 3 sortes.
Un vrai bon dessert pour clôturer ce dîner.
Verdict : oui, 155€, c'est une somme mais nous avons passé un magnifique moment ! Stéphanie Le Quellec est une chef qui mérite largement son 1er macaron. Elle tweeste une cuisine classique d'une grande finesse avec des mélange audacieux et réussis.
Ayant partagé tous nos plats avec Papad'amour, sur une base d'un menu en 4 services, nous nous sommes fait un véritable menu dégustation gastronomique. Le bon plan.
Carte des vins à l'image du cadre de ce restaurant : luxueuse. On peut cependant s'en sortir avec une bouteille à 2 chiffres.
La Scène
33 avenue George V - 75008
Menu déjeuner à 65€, le soir menu en 4 services à 165€ et en 6 à 195€
Pourtant, j'avais repéré depuis un petit moment le resto, La Scène (restaurant du Prince de Galles), et il fallait y aller sans tarder avant que les tarifs n'augmentent car de nombreux bruits prédisaient qu'un premier macaron viendrait récompenser le talent du chef Stéphanie Le Quellec (gagnante de Top Chef 2011).
Grâce aux
Mardi 18 février, nous avons donc pénétré dans ce 5 étoiles intimiste pour prendre place dans la majestueuse salle du restaurant.
Nous avons hâte...mais déchantons vite. Le chef n'a pas attendu le verdict du célèbre guide rouge pour augmenter ses tarifs :-( Le menu en 4 services est passé de 125€ à 155€ et celui en 6 services de 165€ à 195€. Nous optons pour le 4 services.
Point à souligner : le choix à la carte pour ce menu en 4 plats (menu unique imposé pour celui en 6 plats). On nous laisse en effet la possibilité de choisir nos 4 plats dans la carte et ceci comme bon nous semble. Les menus uniques ne me dérangent nullement mais j'avoue qu'il est aussi fort agréable de pouvoir jeter son dévolu sur les mets qui nous donnent envie ou nous intriguent.
Notre choix fait, on nous apporte les mises en bouches. Elles sont fades visuellement au point que j'en oublie de les prendre en photo. Et au final, elles le sont aussi gustativement.
Papad'amour commence à mettre en doute mon choix ...heureusement, le repas va ensuite largement le faire changer d'avis.
Il commence avec un foie gras de canard des landes, poché tout doux, écaille de navet, bouillon de crevettes grises. Le bouillon est très concentré. On a l'impression de manger des petites crevettes grises, sans le désagrément d'avoir eu à les décortiquer ! Et le foie gras est tout en finesse grâce à sa cuisson pochée, avec un coup de pep's apporté par les écailles de navet. Miam.
Pour moi, c'est le homard bleu légèrement fumé, jus de presse aux tanins, mille-feuille de blettes et moelle, en 2 services. Ce crustacé est mon péché mignon (oui, j'aime faire ma snob !). Et c'est peut-être ce qui explique que j'ai été aussi déçue (seul bémol heureusement de ce menu).
Rien à dire sur la qualité et cuisson du homard, ferme sans être élastique, mais en revanche, qu'est-ce que je m'ennuie en le dégustant. Il n'y a pas de plaisir. C'est plat.
Papad'amour poursuit avec un turbot, coquillages, et légumes d'une soupe au pistou sur une feuille de lasagne. Nous sommes intrigués par ce mélange de noblesse et terroir. Et cela fonctionne très bien ! C'est original et harmonieux.
Pour mon 2ème plat, j'ai choisi le veau de lait, compression d'épinard, agnolotti, truffe noir. Wah, wah, wah ! quelle explosion. Le veau est goutteux et tendre, les agnolotti fondent en bouche et le tout est relevé par le mélange d'un jus qui déchire et la truffe. Gros coup de cœur.
3ème plat pour Papad'amour : le ris d'agneau, croûte pistache, citron doux, panais. C'est bon mais un peu trop original et puissant à son goût. Moi, je trouve ça à tomber. On a rarement l'habitude de manger des ris d'agneau et associés à la pistache et au citron, notre palet en prend un coup. Un voyage gustatif. Une vraie découverte.
Pour moi, ce sera le pigeon des costières pressé, foie gras, truffe noire, épices douces, tajines de légumes. Une alliance classique (pigeon/foie gras/truffe) twestée par des épices orientales. Mariage original et qui fonctionne très bien. Papad'amour trouve lui que c'est carrément "wah, wah, wah ! "
Avant de passer au dessert, on nous amène une fraîcheur de pêche. Gentille transition qui permet de préparer notre palet au dessert.
Pour ce 4ème plat, nous nous laissons tenter par le cinq feuilles, crème onctueuse vanille. Le montage se fait à la minute avec des feuilles de kouign-amann légère et craquante, et une crème onctueuse réalisée avec une gousse de vanille que l'on nous a préalablement fait choisir entre 3 sortes.
Un vrai bon dessert pour clôturer ce dîner.
Verdict : oui, 155€, c'est une somme mais nous avons passé un magnifique moment ! Stéphanie Le Quellec est une chef qui mérite largement son 1er macaron. Elle tweeste une cuisine classique d'une grande finesse avec des mélange audacieux et réussis.
Ayant partagé tous nos plats avec Papad'amour, sur une base d'un menu en 4 services, nous nous sommes fait un véritable menu dégustation gastronomique. Le bon plan.
Carte des vins à l'image du cadre de ce restaurant : luxueuse. On peut cependant s'en sortir avec une bouteille à 2 chiffres.
La Scène
33 avenue George V - 75008
Menu déjeuner à 65€, le soir menu en 4 services à 165€ et en 6 à 195€
samedi 8 mars 2014
SPECTACLE - La Belle et la Bête
Vive les vacances, vive l’insouciance ... vive les grands-parents ! :-) Pendant qu'on s'était débarrassé que les minus se ressourçaient à la campagne, nous avons repris une vie parisienne. Et quoi de plus panamien, que d'assister à THE spectacle de l'année : la comédie musicale La Belle et la Bête.
Je pense que tous les superlatifs ont été utilisés pour parler de cette super-production, je voulais donc vérifier si ils étaient justifiés. Et comme dirait l'autre, je n'ai pas été déçue du voyage ! Même Papad'amour qui bougonnait avec son "euh, c'est bon, on connait l'histoire" s'est laissé transporter par "This is the love song from the beauty and the beast".
Les décors sont en effet "grandioses", les costumes "féeriques", les artistes "magnifiques" (juste un petit bémol pour la bête que l'on a trouvé un peu en deçà des autres .... et surtout de l'image de celle du Walt Disney !), le tout au service d'un spectacle "magique" avec plein de poésie et d'humour (un grand bravo à Gaston, Lumière et Big ben qui sont tip top).
Pendant un peu plus de 2h, on oublie tout. On a juste l'impression, de rentrer, de vivre, dans un Walt Disney. Que c'est bon ce sentiment régressif.
Verdict : il faut casser sa tire-lire (35 artistes sur scènes + 12 musiciens dans la fosse, ça a un coût) avant fin juillet pour vivre la magie de la Belle et la Bête.
La Belle et la Bête
Théatre Mogador - 25 rue de Mogador - 75009
Séance à 20h + 15h le samedi - 11h et 16h le dimanche
De 25 à 99€ (tarif CE : 60€ pour la catégorie 1 au lieu de 82€)
Photos : Brinkhoff-Mögenburg - Crédit photo : Disney
Je pense que tous les superlatifs ont été utilisés pour parler de cette super-production, je voulais donc vérifier si ils étaient justifiés. Et comme dirait l'autre, je n'ai pas été déçue du voyage ! Même Papad'amour qui bougonnait avec son "euh, c'est bon, on connait l'histoire" s'est laissé transporter par "This is the love song from the beauty and the beast".
Les décors sont en effet "grandioses", les costumes "féeriques", les artistes "magnifiques" (juste un petit bémol pour la bête que l'on a trouvé un peu en deçà des autres .... et surtout de l'image de celle du Walt Disney !), le tout au service d'un spectacle "magique" avec plein de poésie et d'humour (un grand bravo à Gaston, Lumière et Big ben qui sont tip top).
Pendant un peu plus de 2h, on oublie tout. On a juste l'impression, de rentrer, de vivre, dans un Walt Disney. Que c'est bon ce sentiment régressif.
Verdict : il faut casser sa tire-lire (35 artistes sur scènes + 12 musiciens dans la fosse, ça a un coût) avant fin juillet pour vivre la magie de la Belle et la Bête.
La Belle et la Bête
Théatre Mogador - 25 rue de Mogador - 75009
Séance à 20h + 15h le samedi - 11h et 16h le dimanche
De 25 à 99€ (tarif CE : 60€ pour la catégorie 1 au lieu de 82€)
Photos : Brinkhoff-Mögenburg - Crédit photo : Disney
mercredi 12 février 2014
EXPO - Nature : les 34 merveilles du monde
Pour tout ceux qui seraient de passage au super centre Beaugrenelle (je ne dis pas cela parce qu'il est à 2 min de chez moi, objectivement il est vraiment sympa que ce soit le lieu en lui-même ou les enseignes qui y sont présentes), je vous conseille un petit détour derrière ce dernier pour aller voir une belle exposition de photos sur les grilles du Ministère des Affaires Etrangères.
Les 34 actions de protections de la biodiversité à travers le monde, appelés "points chauds", y sont présentées. C'est beau et on se cultive. Que demandez de plus ? !
Petit aperçu pour vous donner envie :
Ministère des Affaires Etrangères
27, rue de la Convention - 75015
Jusqu'au 28 février
Les 34 actions de protections de la biodiversité à travers le monde, appelés "points chauds", y sont présentées. C'est beau et on se cultive. Que demandez de plus ? !
Petit aperçu pour vous donner envie :
Ministère des Affaires Etrangères
27, rue de la Convention - 75015
Jusqu'au 28 février
lundi 3 février 2014
GRANDES OCCAS - ES
Entre tous nos spectacles en décembre, mes 37 printemps hivers obligent, nous avons casé une ch'tite sortie gastronomique. Au programme, la découverte de ES, restaurant de Takayuki Honjo, chef japonais, formé à la prestigieuse école Ferrandi et passé ensuite par de grandes maisons un peu partout dans le monde avant d'ouvrir son propre établissement ....à Paname.
Par un froid glacial, nous avons donc passé les portes de cette adresse confidentielle rue de Grenelle (façade noire sans nom, ni carte), pour pénétrer dans cet établissement de lacaricature zénitude japonaise : mur en pierre naturelle, plancher crème, table blanche, chaise blanche. On comprend que l'important est ailleurs ! Et nous le découvrons très vite car comme le veut la mode actuelle sur Paname, nous attaquons manu militari, notre menu imposé découverte (perso, ça ne me dérange pas mais je sais que cela en chagrine plus d'un qui préfèrent choisir ce qu'ils vont manger).
Le voyage commence avec un velouté de topinambour, huile de noisette. Bien fait. Gentil sans être l'extase.
Nous poursuivons avec une salade de crabe aux agrumes, gelée infusée à la bergamote. On passe un cran. Les agrumes donnent du peps au crabe, sans que l'acidité l'emporte grâce à la gelée. Miam.
On reste dans les crustacés avec une st-jacques, gratiné de noisette, copeaux de noix de cajou et truffe.
Cuisson de la st-jacques totalement maîtrisée et dont le mariage avec la noisette fonctionne agréablement. En revanche, la truffe n'apporte rien gustativement. Elle est masquée par la noisette et la noix de cajou. Est-elle là uniquement pour le relief qu'elle apporte visuellement au plat ?
On poursuit avec des ravioles de courge, crème de parmesan légèrement citronné. Très très gros coup de cœur pour ce plat qui explose en bouche, mélange de douceur (la courge) et de puissance (le parmesan et le citron), fermeté de la raviole et onctuosité de la crème. Une tuerie.
Nous poursuivons avec un foie gras rôti, jus de navet et oursin, feuille de capucine. Papad'amour qui n'est pas fan de l'oursin en temps normal à d'autant plus de mal, que nos papilles prennent un sacré coup de fouet avec ce jus qui décuple la saveur de ce dernier. J'avoue que c'est en effet surprenant. Mais je me régale du foie gras qui a été rôti puis a fini sa cuisson à la vapeur, ce qui lui permet de garder tout son goût originel, non caché/gâché par celui du gras qui l'emporte lors d'une cuisson poêlé.
Nous passons ensuite au poisson. Il s'agit d'un turbot, raisin de la mer, citron caviar, émulsion de moule de Bretagne à la mélisse. Y'a pas à dire, qu'est-ce que c'est bon le turbot :-) surtout quand la fermeté de sa chair a été préservée et sa finesse mise en valeur par celle du citron caviar.
Nous poursuivons avec la viande : poularde de patis, pâte de coin, chanterelle, crème d'oignon de Roscoff à l'huile de sapin. Mamamia que c'est bon. J'avoue que je ne connaissais pas la poularde de patis, qui a une chair si moelleuse qu'elle peut se consommer rosée, c'est une vraie découverte. Et la crème d'oignon qui l'accompagne est tout aussi exquise, puissante et sans aucune amertume.
Avant les desserts, on nous apporte un morceau de st-nectaire, copeau de champignon, poudre de cèpes. Il s'agit d'un bon st-nectaire mais dans le cadre d'un menu tel que celui-ci, soit il était "travaillé" et nous pouvions continuer à voir le talent du chef, soit il fallait s'abstenir car il n'apporte rien (et pourtant, nous sommes de grands amateurs de fromage !).
Notre dîner approche de la fin avec un premier dessert : cheesecake, pain d'épice, suprême de clémentine, grenade. C'est bon, frais et léger. La base en pain d'épice est moelleuse et discrète en goût. Les épices parfument la crème en subtilité sans écraser tout.
Nous poursuivons avec un 2ème dessert (avant les mignardises que j'ai oublié de prendre en photo mais qui étaient très bonnes) : mont-blanc, fruit de la passion. THE dessert. Je ne suis pas trop sucre et encore moins "crème de marron". En revanche, je suis à fond "fruit de la passion" et là, que le mélange était bon. L'acidité du cœur coulant au fruit de la passion contrebalançait le sucre de la crème de marron et apportait de la fraîcheur à ce dessert gourmand au possible. Une vraie belle réinterprétation de ce classique.
Verdict : que la cuisine française est sublimée par les chefs étrangers ! et une fois de plus, que de finesse quand elle est exécutée par un chef japonais. Cette belle expérience est très proche du joli moment que nous avions passé à l'occasion de l'anniversaire de Papad'amour chez Kei au printemps dernier.
Et je ne peux donc que conseiller d'y courir avant que les prix continuent de s'envoler. Car, nous nous attendions suite à mes diverses lectures sur la toile à avoir le choix entre un menu à 65€ et un à 85€. Or ceci n'a plus cours. Dorénavant, il y a un seul menu au dîner proposé à 110€.
Côté carte des vins, on joue ici dans la cour des grands. Les bouteilles à 2 chiffres se comptent sur les doigts d'une main + courte sélection de vins au verre, eux aussi high level (nous avons succombé pour des verres de Puligny-Montrachet proposés à 18€/le verre).
ES - 91, rue de Grenelle - 75007
01.45.51.25.74 - du mardi au samedi
Par un froid glacial, nous avons donc passé les portes de cette adresse confidentielle rue de Grenelle (façade noire sans nom, ni carte), pour pénétrer dans cet établissement de la
Le voyage commence avec un velouté de topinambour, huile de noisette. Bien fait. Gentil sans être l'extase.
Nous poursuivons avec une salade de crabe aux agrumes, gelée infusée à la bergamote. On passe un cran. Les agrumes donnent du peps au crabe, sans que l'acidité l'emporte grâce à la gelée. Miam.
On reste dans les crustacés avec une st-jacques, gratiné de noisette, copeaux de noix de cajou et truffe.
Cuisson de la st-jacques totalement maîtrisée et dont le mariage avec la noisette fonctionne agréablement. En revanche, la truffe n'apporte rien gustativement. Elle est masquée par la noisette et la noix de cajou. Est-elle là uniquement pour le relief qu'elle apporte visuellement au plat ?
On poursuit avec des ravioles de courge, crème de parmesan légèrement citronné. Très très gros coup de cœur pour ce plat qui explose en bouche, mélange de douceur (la courge) et de puissance (le parmesan et le citron), fermeté de la raviole et onctuosité de la crème. Une tuerie.
Nous poursuivons avec un foie gras rôti, jus de navet et oursin, feuille de capucine. Papad'amour qui n'est pas fan de l'oursin en temps normal à d'autant plus de mal, que nos papilles prennent un sacré coup de fouet avec ce jus qui décuple la saveur de ce dernier. J'avoue que c'est en effet surprenant. Mais je me régale du foie gras qui a été rôti puis a fini sa cuisson à la vapeur, ce qui lui permet de garder tout son goût originel, non caché/gâché par celui du gras qui l'emporte lors d'une cuisson poêlé.
Nous passons ensuite au poisson. Il s'agit d'un turbot, raisin de la mer, citron caviar, émulsion de moule de Bretagne à la mélisse. Y'a pas à dire, qu'est-ce que c'est bon le turbot :-) surtout quand la fermeté de sa chair a été préservée et sa finesse mise en valeur par celle du citron caviar.
Nous poursuivons avec la viande : poularde de patis, pâte de coin, chanterelle, crème d'oignon de Roscoff à l'huile de sapin. Mamamia que c'est bon. J'avoue que je ne connaissais pas la poularde de patis, qui a une chair si moelleuse qu'elle peut se consommer rosée, c'est une vraie découverte. Et la crème d'oignon qui l'accompagne est tout aussi exquise, puissante et sans aucune amertume.
Avant les desserts, on nous apporte un morceau de st-nectaire, copeau de champignon, poudre de cèpes. Il s'agit d'un bon st-nectaire mais dans le cadre d'un menu tel que celui-ci, soit il était "travaillé" et nous pouvions continuer à voir le talent du chef, soit il fallait s'abstenir car il n'apporte rien (et pourtant, nous sommes de grands amateurs de fromage !).
Notre dîner approche de la fin avec un premier dessert : cheesecake, pain d'épice, suprême de clémentine, grenade. C'est bon, frais et léger. La base en pain d'épice est moelleuse et discrète en goût. Les épices parfument la crème en subtilité sans écraser tout.
Nous poursuivons avec un 2ème dessert (avant les mignardises que j'ai oublié de prendre en photo mais qui étaient très bonnes) : mont-blanc, fruit de la passion. THE dessert. Je ne suis pas trop sucre et encore moins "crème de marron". En revanche, je suis à fond "fruit de la passion" et là, que le mélange était bon. L'acidité du cœur coulant au fruit de la passion contrebalançait le sucre de la crème de marron et apportait de la fraîcheur à ce dessert gourmand au possible. Une vraie belle réinterprétation de ce classique.
Verdict : que la cuisine française est sublimée par les chefs étrangers ! et une fois de plus, que de finesse quand elle est exécutée par un chef japonais. Cette belle expérience est très proche du joli moment que nous avions passé à l'occasion de l'anniversaire de Papad'amour chez Kei au printemps dernier.
Et je ne peux donc que conseiller d'y courir avant que les prix continuent de s'envoler. Car, nous nous attendions suite à mes diverses lectures sur la toile à avoir le choix entre un menu à 65€ et un à 85€. Or ceci n'a plus cours. Dorénavant, il y a un seul menu au dîner proposé à 110€.
Côté carte des vins, on joue ici dans la cour des grands. Les bouteilles à 2 chiffres se comptent sur les doigts d'une main + courte sélection de vins au verre, eux aussi high level (nous avons succombé pour des verres de Puligny-Montrachet proposés à 18€/le verre).
ES - 91, rue de Grenelle - 75007
01.45.51.25.74 - du mardi au samedi
samedi 25 janvier 2014
SPECTACLE - L'orchestre des objets trouvés - STOMP
Hier soir, direction le Casino de Paris, pour voir le nouveau spectacle de STOMP : L'orchestre des objets trouvés.
Papad'amour traîne un peu des pieds, avec des arguments non recevables par une femme déterminée (c'est un peu un pléonasme, ça, non ? ) : "fais froid", "suis fatigué", "j'ai pas envie de sortir".
Mais devinez qui m'a remercié 1h45 (1h30 de spectacle + 15 min d'entracte) après !!! Et il y avait de quoi car ce spectacle est tout simplement top !
Petit aperçu en image :
Verdict : si vous ne pensez pas qu'un entonnoir, un soufflet, un plot de chantier et une bonbonne d'eau sont des instruments de musique, courrez vite voir ce spectacle, plein d'énergie, de poésie et d'humour qui vous ferra changer d'avis.... et remercier votre femme !
Seul petit bémol, il y a 25 artistes sur scène, cela a donc un coût (de 55 à 79€ avec 3 tranches de tarifs en fonction du jour : du mardi au jeudi, tarifs les plus avantageux, puis un peu plus cher le vendredi et encore un peu plus le samedi et dimanche).
L'orchestre des objets trouvés au Casino de Paris
16 rue de Clichy - 75009
STOMP - site officiel
Papad'amour traîne un peu des pieds, avec des arguments non recevables par une femme déterminée (c'est un peu un pléonasme, ça, non ? ) : "fais froid", "suis fatigué", "j'ai pas envie de sortir".
Mais devinez qui m'a remercié 1h45 (1h30 de spectacle + 15 min d'entracte) après !!! Et il y avait de quoi car ce spectacle est tout simplement top !
Petit aperçu en image :
Verdict : si vous ne pensez pas qu'un entonnoir, un soufflet, un plot de chantier et une bonbonne d'eau sont des instruments de musique, courrez vite voir ce spectacle, plein d'énergie, de poésie et d'humour qui vous ferra changer d'avis.... et remercier votre femme !
Seul petit bémol, il y a 25 artistes sur scène, cela a donc un coût (de 55 à 79€ avec 3 tranches de tarifs en fonction du jour : du mardi au jeudi, tarifs les plus avantageux, puis un peu plus cher le vendredi et encore un peu plus le samedi et dimanche).
L'orchestre des objets trouvés au Casino de Paris
16 rue de Clichy - 75009
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